Main d’oeuvre
| MO totale | 1.23 |
| Effectif non salarié retenu | 1.00 |
| Effectif salarié retenu | 0.23 |
Chaque année, Cerfrance Alliance Centre met à la disposition de ses clients-adhérents son analyse des résultats économiques de l’année précédente. Ces résultats sont obtenus à partir de leurs données comptables, financières et techniques.
Les résultats rassemblés dans ce document sont obtenus à partir des données économiques et financières de 215 entreprises du secteur de la santé adhérentes de Cerfrance Alliance Centre. Cette étude met en évidence les caractéristiques et les résultats économiques de ces entreprises en 2025.
Secteurs d’Activité et Codes NAF
Les professionnels de santé libéraux et les petites structures du secteur médical et paramédical évoluent dans un contexte marqué par le vieillissement de la population, l’augmentation des besoins en soins et les tensions persistantes sur l’offre de santé.
💸 Un équilibre économique sous surveillance
Malgré plusieurs revalorisations tarifaires intervenues ces dernières années, la progression des revenus demeure limitée au regard de l’augmentation des charges de fonctionnement (loyers, énergie, assurances, matériel médical, logiciels de gestion et frais administratifs). La rentabilité reste particulièrement fragile pour les professionnels exerçant seuls ou dans les territoires où l’activité est moins dense.
🏥 Une demande de soins en constante augmentation
Le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques et les difficultés d’accès aux soins dans certains territoires entraînent une hausse continue de la demande. Les professionnels doivent répondre à des attentes croissantes en matière d’accessibilité, de réactivité et de coordination des parcours de santé.
🤝 Développement de l’exercice coordonné
Les maisons de santé pluriprofessionnelles, communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et autres formes de coopération se développent progressivement. Ces organisations permettent une meilleure prise en charge des patients mais impliquent de nouvelles modalités de fonctionnement et de coordination pour les professionnels de santé.
📉 Des difficultés d’installation et d’investissement
Le financement de l’installation, de l’immobilier professionnel et du renouvellement des équipements médicaux constitue un enjeu important, notamment pour les jeunes praticiens. Les investissements liés à la modernisation des cabinets et à la transition numérique peuvent représenter des montants significatifs pour les plus petites structures.
⚖️ Une charge administrative toujours importante
Les obligations réglementaires, les démarches liées à la facturation, aux télétransmissions, à la protection des données de santé et au suivi des dispositifs conventionnels occupent une part croissante du temps de travail. Cette charge administrative réduit le temps consacré directement à la prise en charge des patients.
⚕️ Pénurie de professionnels et risque d’épuisement
De nombreux territoires restent confrontés à des difficultés de recrutement, tant pour les professions médicales que paramédicales. La hausse de l’activité, les contraintes administratives et les difficultés de remplacement alimentent un risque accru de surcharge de travail et d’épuisement professionnel.
💻 Accélération de la transformation numérique
La généralisation des outils numériques de santé se poursuit avec le développement de la télémédecine, des prescriptions électroniques, du partage sécurisé de données et des logiciels de coordination des parcours de soins. Si ces évolutions apportent de nouvelles possibilités d’organisation, elles nécessitent des investissements et un accompagnement adaptés.
🌱 Vers une santé plus durable
Les enjeux environnementaux prennent progressivement davantage de place dans l’organisation des activités de soins. La réduction des déchets, la maîtrise des consommations énergétiques et l’optimisation des déplacements constituent de nouveaux axes de réflexion pour les structures de santé, même si les capacités d’investissement demeurent inégales selon les professionnels.
📍 Des inégalités territoriales persistantes
Les difficultés d’accès aux soins restent particulièrement marquées dans les territoires ruraux et certaines zones périurbaines. Le maintien d’une offre de proximité constitue un enjeu majeur pour l’attractivité des territoires et la continuité du parcours de soins.
Dans ce contexte, la profession doit concilier qualité des soins, attractivité des métiers, modernisation des pratiques et équilibre économique afin de répondre à des besoins de santé toujours plus importants en 2025.
📈 2021–2022 : Rebond post-Covid
La sortie progressive de la crise sanitaire a généré un afflux de patients, en particulier en soins de ville. Les professionnels ont vu leur activité repartir, mais souvent avec une charge de travail accrue liée au rattrapage des soins reportés durant la pandémie.
📉 2023–2024 : Des tensions croissantes malgré une demande soutenue
Les années 2023 et 2024 ont été marquées par un maintien élevé de la demande de soins, mais également par une dégradation progressive des conditions d’exercice.
Hausse continue des charges d’exploitation (loyers, énergie, assurances, matériel et consommables), Revalorisations tarifaires limitées pour une partie des professions conventionnées, Érosion des marges des cabinets libéraux, Difficultés croissantes de recrutement et de remplacement, Augmentation de l’épuisement professionnel et recul des nouvelles installations dans certaines spécialités.
En 2024, les charges ont progressé de 6 à 9 % selon les activités tandis que les marges d’exploitation reculaient de 2 à 3 points par rapport à 2022. Face à ces contraintes, les regroupements professionnels se sont accélérés à travers les maisons de santé et les structures pluridisciplinaires, au détriment des cabinets individuels les plus fragiles.
📉 2025 : Une activité toujours soutenue mais un modèle en mutation
En 2025, la demande de soins est restée élevée sous l’effet du vieillissement de la population, des besoins croissants en suivi médical et des tensions persistantes sur l’offre de soins dans de nombreux territoires.
Toutefois, les professionnels de santé continuent de faire face à des contraintes économiques importantes. Si l’inflation ralentit progressivement, les niveaux de charges demeurent élevés et les problématiques de recrutement restent particulièrement sensibles.
Les structures regroupées gagnent en attractivité en permettant une meilleure mutualisation des moyens, une organisation plus souple du travail et une amélioration des conditions d’exercice. Dans le même temps, les investissements dans les outils numériques, la télésanté et la coordination des parcours de soins poursuivent leur développement.
En résumé, après le rebond observé à la sortie de la crise sanitaire, les professionnels de santé ont traversé une période de fortes tensions entre 2023 et 2025. Malgré une demande de soins durablement élevée, la hausse des charges, les difficultés de recrutement et l’évolution des modes d’exercice pèsent sur la rentabilité et l’attractivité du secteur. L’année 2025 confirme toutefois la capacité d’adaptation des structures les plus organisées, notamment grâce aux regroupements et à la modernisation des pratiques.
| Cher | 36 |
| Essonne | 2 |
| Eure et Loir | 12 |
| Loiret | 42 |
| Nièvre | 13 |
| MO totale | 1.23 |
| Effectif non salarié retenu | 1.00 |
| Effectif salarié retenu | 0.23 |
| % CA | ||
|---|---|---|
| Chiffres d’affaires | 79329 | 100 |
| -Achats consommés et sous-traitance | 430 | 1 |
| = Marge globale | 78898 | 99 |
| -Autres achats et charges externes | 21363 | 27 |
| = Valeur ajoutée | 57536 | 73 |
| -Charges main d’oeuvre et impôts | 26344 | 33 |
| = Exédent Brut d’Exploitation | 31191 | 39 |
| = Résultat courant | 31092 | 39 |
| FDR par ETP | 16 149 |
| BFR par ETP | -2 561 |
| Trésorerie nette | 18 710 |
| Taux d endettement hors C C associés % | 21 |
| Cher | 12 |
| Essonne | 0 |
| Eure et Loir | 9 |
| Loiret | 15 |
| Nièvre | 6 |
| MO totale | 1.02 |
| Effectif non salarié retenu | 1.00 |
| Effectif salarié retenu | 0.02 |
| % CA | ||
|---|---|---|
| Chiffres d’affaires | 86988 | 100 |
| -Achats consommés et sous-traitance | 1255 | 1 |
| = Marge globale | 85732 | 99 |
| -Autres achats et charges externes | 24555 | 28 |
| = Valeur ajoutée | 61178 | 70 |
| -Charges main d’oeuvre et impôts | 18294 | 21 |
| = Exédent Brut d’Exploitation | 42884 | 49 |
| = Résultat courant | 41837 | 48 |
| FDR par ETP | 13 653 |
| BFR par ETP | 25 |
| Trésorerie nette | 13 627 |
| Taux d endettement hors C C associés % | 150 |
| Cher | 18 |
| Essonne | 1 |
| Eure et Loir | 2 |
| Loiret | 6 |
| Nièvre | 3 |
| MO totale | 1.85 |
| Effectif non salarié retenu | 1.00 |
| Effectif salarié retenu | 0.85 |
| % CA | ||
|---|---|---|
| Chiffres d’affaires | 123206 | 100 |
| -Achats consommés et sous-traitance | 801 | 1 |
| = Marge globale | 122405 | 99 |
| -Autres achats et charges externes | 21622 | 18 |
| = Valeur ajoutée | 100782 | 82 |
| -Charges main d’oeuvre et impôts | 27398 | 22 |
| = Exédent Brut d’Exploitation | 73385 | 60 |
| = Résultat courant | 71829 | 58 |
| FDR par ETP | 55 780 |
| BFR par ETP | -1 401 |
| Trésorerie nette | 57 181 |
| Taux d endettement hors C C associés % | 11 |
| Cher | 1 |
| Essonne | 2 |
| Eure et Loir | 10 |
| Loiret | 1 |
| Nièvre | 0 |
| MO totale | 1.11 |
| Effectif non salarié retenu | 1.00 |
| Effectif salarié retenu | 0.11 |
| % CA | ||
|---|---|---|
| Chiffres d’affaires | 160687 | 100 |
| -Achats consommés et sous-traitance | 246 | 0 |
| = Marge globale | 160441 | 100 |
| -Autres achats et charges externes | 39362 | 24 |
| = Valeur ajoutée | 121079 | 75 |
| -Charges main d’oeuvre et impôts | 33098 | 21 |
| = Exédent Brut d’Exploitation | 87981 | 55 |
| = Résultat courant | 87842 | 55 |
| FDR par ETP | 31 708 |
| BFR par ETP | 351 |
| Trésorerie nette | 31 357 |
| Taux d endettement hors C C associés % | 6 |
| Cher | 5 |
| Essonne | 0 |
| Eure et Loir | 0 |
| Loiret | 3 |
| Nièvre | 1 |
| MO totale | 6.8 |
| Effectif non salarié retenu | 1.4 |
| Effectif salarié retenu | 5.4 |
| % CA | ||
|---|---|---|
| Chiffres d’affaires | 326066 | 100 |
| -Achats consommés et sous-traitance | 241690 | 74 |
| = Marge globale | 84376 | 26 |
| -Autres achats et charges externes | 10501 | 3 |
| = Valeur ajoutée | 73875 | 23 |
| -Charges main d’oeuvre et impôts | 42066 | 13 |
| = Exédent Brut d’Exploitation | 31809 | 10 |
| = Résultat courant | 30065 | 9 |
| FDR par ETP | 16 423 |
| BFR par ETP | 895 |
| Trésorerie nette | 15 527 |
| Taux d endettement hors C C associés % | 32 |
Après une année 2025 marquée par la poursuite des tensions sur l’offre de soins, l’année 2026 s’inscrit dans une logique de transformation progressive du système de santé de proximité. Les besoins de santé demeurent très élevés tandis que les professionnels libéraux doivent continuer à s’adapter aux évolutions démographiques, organisationnelles et numériques de leur activité.
⚕️ Des tensions toujours fortes sur l’offre de soins
La demande de soins continue de progresser sous l’effet du vieillissement de la population et de l’augmentation des pathologies chroniques. Dans de nombreux territoires, les difficultés d’accès aux soins demeurent importantes et maintiennent une forte pression sur les professionnels déjà installés.
Les problématiques de démographie médicale restent particulièrement sensibles dans les zones rurales et périurbaines, où les départs à la retraite continuent parfois de dépasser les nouvelles installations.
👥 Développement des exercices coordonnés
Les maisons de santé pluriprofessionnelles, centres de santé et organisations coordonnées poursuivent leur développement. Ces modes d’exercice répondent à une recherche croissante d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle et favorisent une meilleure prise en charge des patients.
Cette évolution contribue progressivement à transformer l’exercice libéral traditionnel, avec davantage de coopération entre professionnels de santé.
💊 Pharmacies : diversification des missions
Les pharmacies poursuivent l’élargissement de leurs services auprès de la population : prévention, vaccination, dépistage, accompagnement thérapeutique et suivi des patients.
Ces nouvelles missions constituent des sources d’activité complémentaires mais nécessitent des investissements continus en formation, en organisation et en outils numériques.
📦 Des investissements toujours maîtrisés
Les professionnels restent prudents dans leurs décisions d’investissement. La modernisation des équipements, la transformation numérique des cabinets et officines ainsi que les mises aux normes demeurent nécessaires mais sont souvent réalisées de manière progressive afin de préserver les équilibres financiers.
💻 Accélération du numérique en santé
La généralisation des outils numériques se poursuit : téléconsultation, prescription électronique, partage sécurisé des données de santé et coordination des parcours de soins deviennent progressivement des pratiques courantes.
Si ces outils offrent des gains d’efficacité et une meilleure coordination, ils nécessitent toujours du temps d’adaptation et des investissements pour les plus petites structures.
🌱 Prévention et proximité au cœur des enjeux
Les politiques publiques continuent de renforcer les actions de prévention, de dépistage et d’éducation à la santé. Les acteurs de proximité, notamment les professionnels libéraux et les officines, occupent une place croissante dans ces dispositifs.
Cette évolution crée de nouvelles opportunités de développement tout en renforçant le rôle des structures de santé de proximité dans le parcours de soins.
⚖️ Des équilibres économiques encore fragiles
Malgré certaines revalorisations intervenues ces dernières années, les charges d’exploitation demeurent élevées et continuent de peser sur la rentabilité des structures. Les professionnels restent particulièrement attentifs à la maîtrise des coûts et à l’évolution du cadre conventionnel.
En résumé, 2026 devrait confirmer les profondes mutations engagées dans le secteur médical et pharmaceutique. Si les tensions démographiques et économiques restent importantes, le développement de l’exercice coordonné, la montée en puissance du numérique et le renforcement des missions de prévention offrent des perspectives d’adaptation et de modernisation pour les structures de santé de proximité.
Créé il y a plus de 60 ans sur un modèle associatif par des chefs d’entreprises pour répondre à leurs besoins d’accompagnement en gestion, Cerfrance Alliance Centre a développé une offre riche, pluridisciplinaire répondant au plus juste aux besoins de chaque dirigeant.
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Pour ce faire, les offres de Cerfrance Alliance Centre sont structurées autour de trois domaines de compétences :
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Si vous n’avez pas trouvé ce que vous cherchiez ou que vous souhaitez plus d’informations sur nos accompagnements rendez-vous sur notre site.
Les chiffres présentés dans ce document sont issus d’une synthèse des données comptables des clients-adhérents de Cerfrance Alliance Centre.
Annuités : Remboursement annuel des emprunts (intérêt et capital)
EBE : L’Excédent Brut d’Exploitation est un bon indicateur des performances économiques de l’entreprise, l’utilisation qu’elle a fait de son “outil d’exploitation”. Il n’est pas influencé par les politiques d’amortissement et de financement de l’entreprise. Calcul : EBE = Résultat courant + dotations aux amortissements + frais financiers.
Résultat courant : différence produit-charges qui découle de l’activité courante de l’entreprise.
Revenu disponible : Doit permettre de couvrir les prélèvements privés et l’autofinancement des investissements.
Taux d’endettement : Total des dettes / actif d’exploitation (en%)
Charges de main d’oeuvre : Salaires bruts + charges sociales sur salaire + charges sociales des non salariés.